vendredi 1 mai 2015

Célébration de la Journée internationale de la fille et les TIC, 5ème édition

Pour la première fois au Burundi, la journée internationale de la fille et les TIC a été célébrée par l’APFB avec l’appui de la BBIN dans les enceintes du FVS/AMADE Burundi en date du 23/04/2015. 
Encore non connue au Burundi, cette journée est célébrée par le monde entier tous les mois d’avril de chaque année dans le cadre de promouvoir la fille à travers les TIC. « Les jeunes filles, jeunes femmes et innovation »  fut le thème de l’an 2015. Une cinquantaine de jeunes leaders des associations et blogueurs ont été les cibles de cette journée .
A Gauche, Lasia Karire, représentante légale de l'APFB


L’exploitation des TIC par la fille, incontournable pour le développement

La place qu’occupent les TIC dans les affaires aujourd’hui sied de faire en sorte que les filles ne soient pas en arrière en ce qui concerne l’appropriation et la maitrise des TIC pour une utilisation orientée vers leur épanouissement quant au respect de leurs droits et une autonomisation économique rentable. Indique Lasia Karire, représentante légale de l’APFB. Et de poursuivre : «  selon les chercheurs, le développement ne peut pas aboutir tant que toutes les composantes de la population en l’occurrence les filles et femmes ne seraient associées d’autant plus qu’elles constituent une proportion plus large de la population burundaise.  Néanmoins,  différents facteurs entravent l’épanouissement de la fille : la non instruction,  les barrières culturelles,… »

Le Directeur de la BBIN, quant à lui, a insisté sur la création d’entreprise par l’exploitation des TIC : « J’ai créé mon propre entreprise dans les années 1994 quand les TIC étaient presque inexistantes au Burundi. Il fallait fournir beaucoup d’efforts pour réussir. »Et d’ajouter : « Les TIC sont devenus accessibles à moindre coût et sont aujourd’hui incontournables pour le développement de toute communauté. Exploitons cette richesse pour saisir les opportunités!
Il n’a pas oublié de souligner le point commun qui les lie avec l’APFB et qui les a poussé à collaborer  ; celui de promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes.

Comment exploiter les TIC

Vue des participants
Le WEB 2.0 qui est l’ensemble des méthodes, des techniques et des fonctionnalités et usages du World Wide Web a été l’un des thèmes qui a marqué cette journée. 
«  Le web 2.0 est un outil accessible au public à moindre cout  et  n’est pas conçu que pour les personnes qui ont embrassé la carrière informatique, explique JOELLA BIGIRIMANA, l’oratrice du jour. Parmi les outils du web2.0, l’oratrice est revenue sur le fonctionnement  et l’importance de ces outils :
Les Moteurs de recherche et Google Alertes ; Utilisés pour trouver de l’information sur l’internet ; suivre l’évolution d’un sujet d’actualité, recevoir les informations sur les activités d’un concurrent, d’un collaborateur ou d’un secteur ;etc
Google Docs et les WIKIS: peuvent être utilisés pour collaborer et partager un document à distance entre les membres d’une équipe. Ils permettent de  créer, publier, sauvegarder et partager des modifications sur un document en temps réel et à distance.
Le blogging: un blog est un type d’un site web et est utilisé pour publier, communiquer ses activités et peut être mis à jour comme un site web.
Le réseautage social (Usage de Facebook, Twitter) : utilisés pour la visibilité, la crédibilité professionnelle, accessibilité et la connexion à des opportunités et la collaboration en groupe .

Mlle Bigirimana n'a pas oublié de revenir sur les inconvénients de l’émergence des réseaux sociaux
« Aussi bien que ces outils présentent des avantages, des inconvénients ne manquent pas: La diffusion des informations fausses sur vous  qui peuvent même compromettre votre avenir. L'autre inconvénient courant est le vol d'identité lorsque on ne protège pas la confidentialité de son profil". 

Après démonstration de l’usage de ces outils, les entreprises présentes ont échangé sur les outils de communication que leurs organisations utilisent, et ont constaté que pas mal d’outils existants gratuits restent encore inexploités.
«  Je viens de me rendre compte que le web nous offre beaucoup d’opportunités sans le savoir. Parmi les outils vus, certains m’étaient familiers comme ceux du réseautage social tandis que d’autres m’étaient inconnus. » S’exprime Nivyabandi Eric, participant.


L’atelier s’est terminé dans un climat d’ambiance, de partage d’expériences par les blogueurs présents et d’engagement à l’usage de ces outils pour les jeunes invités.

jeudi 30 avril 2015

L’éducation de la fille, notre priorité

Des études révèlent encore que le taux de scolarisation de la fille reste inférieur à  celui du garçon. Cette disparité s’observe surtout au niveau de l'université. Par contre, l’expérience montre que la fille est dotée des compétences, qualités et des capacités intellectuelles suffisantes pour affronter des études poussées au même titre que le garçon. C’est dans ce cadre que l’APFB a organisé le 25 Avril 2015 des descentes dans les écoles secondaires dont le Lycée Municipal de Musaga en vue d’inciter les jeunes filles à faire des études poussées.

Des obstacles à l’éducation poussée de la fille

Vue des participants
Des obstacles liés à la culture, la pauvreté, les grossesses  précoces ont toujours freiné la fille pour faire des études poussées.
Pour les élèves du Lycée Municipal de Musaga, Ceux qui ne choisissent pas les cycles longs rencontrent comme obstacles la pauvreté, l’engouement pour l’argent et les grossesses non désirées.
« Si jamais je décroche un emploi avant d’entamer l’université, je le ferai sans réfléchir. Même ceux qui terminent l’université, trouver un emploi n’est pas chose facile ».S’exprime Muzakare Faolla. Et d’ajouter, je pourrai subvenir à mes besoins sans que je demande l’appui de mes parents. Aussi, beaucoup de filles préfèrent cette option car elles terminent l’école secondaire ayant déjà l’âge pour se marier.
Pour les autres, ils affirment que les grossesses non désirées fréquentes, empêchent les filles à continuer leurs écoles. Peu sont celles qui reprennent après avoir accouché. Elles préfèrent faire de petits métiers pour élever leurs enfants.

L’éducation d’abord, l’emploi ensuite

Eric Ndihokubwayo, formateur du jour et membre de l’APFB après avoir collecté les avis des uns et des autres sur les obstacles à l’éducation poussée, a interpellé les élèves qui étaient présents, surtout les filles  à prioriser les études avant l’emploi. «  Que la formation soit votre objectif premier. La plupart des fois, quand on se lance dans les affaires avant de terminer, les études ne deviennent pas priorité. Peu arrive au bout de leur formation. » Conseille E Ndihokubwayo. Et d’ajouter : L’APFB encourage aussi les activités génératrices de revenue. Mais organisez-vous pour que cela ne vous empêche pas de vous former. Il y’ a moyen de faire les deux tâches parallèlement. Que l’âge ne soit pas un obstacle à votre formation.
Il n’a pas oublié de souligner que l’APFB effectue des séances de sensibilisation pour lutter contre les GND et que cette lutte continue.
Il a terminé en rappelant que l’éducation de la fille est primordiale  et doit être une préoccupation de tous vu qu’elle occupe une grande partie de la population.

mardi 4 novembre 2014

"L'agri hors sol peut aider la fille à sortir de sa pauvreté"

Bukuru Daphrose,38 ans
"Je suis membre de l’association Twiyunge bigeme de Sororezo. Depuis que l’APFB est venue nous sensibiliser  sur le Code des Personnes  et de la Famille et sur l’entrepreneuriat à travers l’agriculture hors-sol, j’ai été éveillée et maintenant,  à mon tour, je sensibilise les autres filles de l’association et de mon entourage d’avoir une bonne conduite, de ne pas se laisser avoir par les avances des garçons. Trois membres de notre association qui habitaient ensemble avec leurs maris sans être enregistrés à l'Etat Civil, je les ai sensibilisés et ils ont déjà régularisé .
 Concernant l’entrepreneuriat, je sensibilise les filles de 14 à 22 ans sur l’autonomisation financière afin de pouvoir se procurer des produits de première nécessité et ne pas dépendre des autres. Maintenant dans notre association nous avons 10 sacs de légumes à travers l’agriculture hors-sol".