jeudi 22 mars 2018

Le théâtre interactif dans la lutte contre les violences, un moment fort en témoignage


Dans sa lutte continue pour la mobilisation à la paix, les filles médiatrices de l’APFB en collaboration avec les femmes médiatrices de Bujumbura Mairie ont organisé une séance de sensibilisation pour prévenir et lutter contre les VBGs et les stupéfiants à travers le théâtre interactif. Un temps plein d’émotion, de témoignage et d’engagement pour la population.

Les jeunes de l'APFB sensibilisant via le théatre
C’est vers 15h, dans la commune Ntahangwa , quartier Gikungu, plus précisément dans le petit marché de cette localité qu’on entendait des voix des femmes clamer:
  
« Nous , femmes de la mairie   , nous sommes débout pour faire un pas en avant ; nous crions haut et fort : plus jamais, ne recommence plus !  »
 Et des voix s’élevaient pour dire : quoi, que voulez-vous ? Quoi arrêter ?  
 d’autres répondaient : attendez, nous allons vous le montrer !

Dans cette atmosphère de suspens, des jeunes ont surgi, titubant, bouteilles de bière à la main, tabac entre les doigts. C’était la première saynète qui commençait.

mardi 2 janvier 2018

Meilleurs voeux pour l'an 2018

Shalom!

Je vous souhaite les meilleurs vœux tout au long de ce nouvel an que d'amour, prospérité et succès vous caractérisent. Je saisis cette occasion pour remercier tout en chacun de sa contribution dans l'atteinte de nos objectifs de l'année 2017 puisse Dieu vous récompenser du temps accordé aux activités de l'APFB. Sans doute, avec un coeur uni, sourire aux lèvres, dynamique, rendez-vous cher(e)s toutes et tous à la réalisation de nos rêves s'inscrivant dans notre planification stratégique 2018-2021. Et n'oublie pas que ceux réussissent :
1) mettent Dieu avant tout
2) veulent la réussite des autres
3) embrassent le changement
4) échangent les idées
5) assument leurs échecs👍🏻
6) apprennent constamment
7) encouragent et complimentent
8) pardonnent les autres
Voilà le genre de personnes qui vont aider à l'APFB d'aller de l'avant et c'est chacun de vous.

Mes sincères salutations aux membres de l'APFB.

Que Dieu vous bénisse abondamment
Estella NDIHOKUBWAYO
Représentante Légale

vendredi 28 juillet 2017

1200 jeunes engagés dans la lutte contre les VSBGs


 

Regroupés au sein de 32 clubs appelés « initiatives », certains de ces jeunes étaient fumeurs de chanvre, des vagabonds, des drogués, bref des auteurs potentiels des violences basées sur le genre. Aujourd’hui, leaders dans leurs communautés, ils témoignent de leur changement.

Aujourd’hui, leaders dans leur
 <<Paroles aux bénéficiaires>>

«J’ignorais que j’étais violeur»
 
Jean Harerimana au milieu de ses pairs en train de les sensibiliser
Elevé dans une famille de 7 enfants dont4 filles, Jean Harerimana raconte : «Mes occupations de tous les jours étaient l’école et le ’’Ligala’’. Ce n’est pas tout ! Le pire est que j’étais devenu agresseur cause de l’influence de ma compagnie, même envers mes parents».

mercredi 28 juin 2017

MAP : arme redoutable dans la lutte contre les VSBGs


Encore méconnue au Burundi, l’approche «MAP : Men As Partners» est une nouvelle technique de sensibilisation qui implique l’auteur d’un délit. Figurant parmi les premières organisations à l’avoir intégré, l’APFB a formé 120 jeunes. Les bénéficiaires témoignent de son efficacité.


Une jeune formée entrain de sensibiliser ses pairs.
Choisie au sein de l’APFB comme outil de sensibilisation pour lutter contre les violences sexuelles et basées sur le genre, la méthode MAP, ’’Men As Partners’’ ou encore ’’Hommes comme partenaires’’ est une nouvelle approche impliquant les hommes dans la lutte contre les VSBGs.


Pour Jeanine Niyonkuru, coordinatrice du projet «Sensibilisation des jeunes filles et garçons sur les questions d’inégalités de genre et la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre»., cette approche n’est pas nouvelle mais elle reste moins connue au Burundi. «L’homme, auteur des violences est souvent mis à l’écart dans la lutte et la prévention des VSBGs alors que c’est le premier qui devrait être sensibilisé, mobilisé pour les bannir».



vendredi 9 juin 2017

18 ans de travail pour la promotion des droits de la fille burundaise




A l’occasion de son 18ième anniversaire, l’APFB célèbre les progrès et les réalisations accomplis pour la promotion des droits des jeunes et de la fille en particulier tout en renouvelant son appel pour le relèvement économique de la jeune fille.

Depuis 1999, l'APFB s'est lancée dans une lutte pour la promotion des droits des jeunes en général et  de la fille burundaise en particulier à travers le leadership féminin, la consolidation de la paix, la lutte contre les Violences Sexuelles et Basées sur le Genre, la Santé Sexuelle Reproductrice et lutte contre le VIH/SIDA, l' éducation et la formation professionnelle ainsi que la promotion des droits humains et l'entrepreneuriat. 

samedi 27 mai 2017

L’APFB en guerre contre les violences sexuelles basées sur le genre

Depuis octobre 2016 jusqu’à mai 2017, l’Association pour la Promotion de la Fille Burundaise(APFB) a exécuté le projet de « Sensibilisation des jeunes filles et garçons sur les questions d’inégalité du genre et de lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre » dans quatre communes du Burundi, sous le financement de l'ONU Femmes.


Au Burundi, il se remarque une recrudescence des violences sexuelles basées sur le genre. Ces violences faites aux femmes et aux filles s’exercent de manière quotidienne sous différentes formes sur l’ensemble du territoire. Et des défenseurs des droits de l’Homme se sont levés pour lutter contre ces violences.
L’Association pour la Promotion de la Fille Burundaise (APFB) n’est pas en reste.
 
Jeanine Niyonkuru, coordinatrice du projet: « Je suis satisfaite,
l’objectif est atteint »
C’est dans cette optique qu'elle a lancé un projet de « Sensibilisation des jeunes filles et garçons sur les questions d’inégalité du genre et de lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre », un projet financé par ONU Femmes. Un projet qui a pour cible, les jeunes avec un accent particulier
sur les filles comme l’indique la représentante légale de l’APFB, Estella Ndihokubwayo.
 
« Rutana et Gitega, sont les deux provinces où le projet de l’APFB a été exécuté avec deux communes par province, Bukemba et Giharo pour Rutana ; Nyarusange et Bukirasazi dans Gitega », précise Jeanine Niyonkuru, coordinatrice du projet.
 
120 jeunes, filles et garçons confondus ont été formés sur l’inégalité du genre et les VSBG pour ensuite partager leur expérience avec 1200 autres jeunes de leurs localités.
Dans ces communautés, certains jeunes garçons reconnaissent avoir eu dans le passé des comportements déplorables.

 « Auparavant, avec mes compagnons voisins, nous tenions un langage irrespectueux, nous ne respections pas nos parents. Nous étions dans une vie de délinquance. Nous ne faisions rien à la maison », témoigne Jean de Dieu Izerimana un jeune garçon de 24 ans, de la commune de Giharo dans la province de Rutana.
 
Pour Jules-César Budaga, une éponge à la main, du savon à côté en train de faire la vaisselle raconte qu’avant cette formation, de retour des travaux champêtres, il allait s’asseoir avec ses amis. C’était comme si les travaux à la maison se limitaient là. Le reste ne le regardait pas. Il ne cuisinait pas. Le reste des travaux ménagers était destiné aux autres membres de sa famille. 

Des effets positifs visibles


Solange N.: Cette formation a amené un grand changement 


Aujourd’hui, ces jeunes manifestent un changement positif dans leur société et cela grâce à la confiance que l’APFB leur a accordée en leur apprenant à lutter contre les VSBG. Et cela leur permet de mieux transmettre ce qu’ils ont appris dans la communauté. « Nous leur avons appris à changer positivement leur comportement. Par exemple, un garçon qui pensait que les travaux, surtout ménagers étaient destinés aux filles, travaille aujourd’hui sans tenir compte de son statut familial. 

Cette formation a amené un grand changement », explique Solange Nshimirimana, un jeune leader de la commune de Nyarusange dans la province de Gitega.
 
  
Ces jeunes ne cessent pas de partager ce qu’ils ont appris et leurs effets positifs sont visibles dans leurs familles. Les parents reconnaissent l’impact de la formation de l’APFB sur leurs enfants. 


Pélagie Ndayishimiye, mère d’un jeune leader de Bukemba est très satisfaite, « J’ai remarqué un grand changement chez mon fils. Auparavant, il se contentait de s’asseoir avec sa bande d’amis dans la rue. On essayait de le conseiller en vain. Je remercie l’APFB pour son grand effort ». 

Pélagie Ndayishimiye: J’ai remarqué un grand changement chez mon fils.
Ces jeunes leaders remercient l'APFB qui leur a ouvert les yeux et leur a appris à faire régner la cohésion dans leurs communautés. Ils l'interpellent  à étendre sa sensibilisation sur tout le territoire du pays.
 
« Que l’APFB multiplie ses actions partout dans différentes communes pour mobiliser les jeunes à entreprendre plus de travaux de développement. Je voudrais demander à l’APFB de travailler dans plusieurs localités pour que tous les jeunes bénéficient de telles formations. Il faut savoir : que ça
soit la fille ou le garçon ; il n’y a pas de différence pour exécuter les travaux de développement »,
suggère Espèrance Myiruko, une jeune fille leader de Bukirasazi dans la province de Gitega.
 
La coordinatrice du projet parle d’un objectif atteint. Elle se réfère aux rapports présentés par
ces 120 jeunes leaders et à leurs témoignages tout en affichant un sourire sur ses lèvres.
Même si le projet a pris fin, ces jeunes leaders disent qu’ils ne vont pas croiser les bras. Ils affirment qu’ils continueront à propager ce qu’ils ont appris à toutes les couches de leur société pour prévenir et éradiquer les violences sexuelles basées sur le genre.

Objectif «Zéro violence»

OEuvrant pour la promotion de la fille, l’égalité du genre et l’élimination
de toute forme de violence à l’égard de la fille, l’Association pour la Promotion
de la Fille Burundaise milite depuis 1999 pour le développement intégral de cette dernière.
Elle est au centre de ses préoccupations.

Inégalité des chances à accéder à l’emploi, l’éducation au niveau des foyers discriminant
la fille, le non accès à l’éducation; les violences sexuelles, pour ne citer que cela, entravent
l’épanouissement de la fille.
Estella Ndihokubwayo, Représentante Légale de l'APFB
Ce sont ces mêmes motivations qui ont poussé nos aînées à créer l’APFB, pour donner à la fille un cadre d’expression, d’épanouissement, et d’éducation…
Bien que des efforts aient été consentis depuis des années pour arriver à ’’zéro violence’’, des pas restent à franchir. 15.348 victimes de violences
faites aux femmes et aux filles ont été enregistrés en 2015, 14.026 et 19. 530 victimes respectivement en 2014 et en 2013 selon les statistiques du ministère en charge du genre. Ces chiffres alarmants montrent que nous devons agir avec énergie et en synergie. Nous avons encore du pain sur la planche.
Les leaders des clubs entrain de sensibiliser leurs pairs
C’est dans cette optique que plus de 1.200 jeunes des provinces Gitega et Rutana ont été formés et sensibilisés sur les questions d’inégalités
de genre et de lutte contre les violences sexuelles via le projet : «Sensibilisation des jeunes filles et garçons sur les questions d’inégalités
de genre et la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre».
Regroupés aujourd’hui au sein des initiatives» (clubs), ces jeunes garçons et filles engagés,
sont aujourd’hui des acteurs actifs dans la lutte contre les violences et l’inégalité de genre.
Aujourd’hui, grâce à l’appui de l’ONU Femmes dans pas mal de programmes, nous avançons. Nous partageons d’ailleurs avec cette agence le même rêve et nourrissons le même espoir : celui de voir la fille et la femme promues, épanouies,
autonomes, libérées de toute violence et discrimination. Tous nos vifs remerciements…
Notre espoir est qu’un jour l’objectif ’’zéro violence’’soit une réalité.
                                                                            Estella Ndihokubwayo, 
                                                                             Représentante légale

mardi 31 mai 2016

L' APFB souffle ses 17 bougies d'existence..

Le 31 mai de chaque année, l’APFB fête son existence à l’œuvre pour la promotion de la fille.
Pour cette  année, le thème choisi pour célébrer ses 17 ans est « Non à la discrimination de la Fille, oui à l’empowerment de la fille ».
  • Que la fille soit envoyée à l’école comme son frère ;
  • Qu’elle soit considérée dans la famille et hérite comme son frère ;
  • Qu’elle soit prise en considération dans la vie politique du pays ;
  • Qu’elle soit protégée de toute forme de violences et discriminations faites à son égard..

     Oui la fille est capable et dotée des compétences et valeurs pour le développement de son pays..

          
                  Ensemble pour l’empowerment de la fille !!!

lundi 4 janvier 2016

Jeunes Adolescents, Ouvrons la voie vers la Paix au Burundi

Une soixantaine de membres de l’APFB sont entrain de bénéficier une formation sur le module les compétences de vie courante, « lifeskills  dans le cadre de la mise en œuvre du projet de l’UNICEF: « Les Adolescents et les Jeunes ouvrent la voie vers la paix au Burundi» et vont à leur  tour former 30 pairs chacune pour une diffusion large de ces connaissances.

Certains membres relatent déjà l’importance de la formation.

D’une part, les membres formés affirment que la méthodologie utilisée dans ce module a aidé à comprendre les thèmes plus facilement étant donné que les thèmes abordés dans le module reflètent  la réalité de la vie courante. « Nous avons constaté qu’il faut toujours marier les terminologies et la méthodologie pour la bonne compréhension », témoigne Nahimana E, un membre formé.

D’autre part, les participants témoignent qu’ils ont découvert que tous les thèmes du module sur “Compétences de Vie Courante” étaient pertinents. Ils ont trouvé que toutes choses apprises étaient le véritable miroir de ce que ils vivent  dans leur société. « Nous avions soif d’en apprendre beaucoup plus ; et nous avons appris beaucoup de choses chez les participants puisque y a eu des notions nouvelles qui viennent de nous participants et qui vont nous être utiles dans des formations ultérieures" .

jeudi 31 décembre 2015

« Devenons des U-reporters » : L’ APFB enregistre une centaine d’U-reporters pour l’an 2015

Dans le but de contribuer au changement de la société, UNICEF a ciblé des organisations locales dont l’APFB afin d’exploiter l’outil « U-REPORT » pour être des acteurs positifs pour le changement. 


Un U-reporter de l'APFB lisant un
message reçu du réseau U-report
U-report est un outil de communication gratuit basé sur l’envoi de messages. Pour devenir un U-reporter, on compose le chiffre 125 sur n’importe quel réseau téléphonique local. Une série de questions se suivent auxquelles on doit répondre. Une fois l’enregistrement terminé, un message de bienvenue est envoyé.

Avec U-Report, ma voix compte

Les membres de ce réseau s’expriment sur les sujets sociaux, donnent leur point de vue sur des thèmes suivis par les animateurs de ce réseau. Les sujets traités sont souvent d’actualités. « Cet outil est simple et facile à utiliser. Grâce à cet outil, ma voix compte. Je peux donner mon avis sur un sujet ou sondage effectué au sein de ce réseau.  Ce réseau m’aide à m’informer sur certaines actualités intéressantes que j’ignore souvent. S’exprime N Bigirimana, membre de l’APFB.

Signalons qu’une centaine de membres de l’APFB sont aujourd’hui membres de ce réseau et que ce chiffre s’accentue du jour au jour.

lundi 30 novembre 2015

Chaque 1er décembre de l'année, le monde célèbre la Journée internationale de lutte contre la Sida


Demain nous célébrons la journée internationale de lutte contre le VIH/SIDA sous le thème : « Objectif  Zéro : zéro infection due au VIH/SIDA, zéro discrimination, zéro décès liés au Sida »

Etant donné que la fille et la femme sont plus susceptibles d’être infectées par le VIH que l’homme et que leur développement est difficile sans une vie saine,  elles doivent être les premières à en être protégées.


Fille, Femme, mobilisez, incitez chacun à se protéger et se faire dépister!!! 

mardi 24 novembre 2015

JEUNES DIPLOMES, VENDONS-NOUS SUR LE MARCHE DU TRAVAIL

Dans le souci de former et d’équiper la fille et les jeunes en général afin qu’ils soient compétitifs sur le marché du travail, l’APFB via la cellule ayant en charge la promotion de l’entrepreneuriat et le leadership, a organisé une séance d’information à l’endroit des membres de l’APFB sur le thème « Jeunes diplômés, vendons sur le marché de travail ». C’est un espoir pour les jeunes présents à la quête d’emploi.

Les règles d’or, les péchés capitaux et les erreurs à éviter dans un CV

Benita Rachelle Ndayikeze,
formatrice
Selon Mme Benita Rachelle NDAYIKEZE ayant une formation en Masters Business Administration et  FINANCIER et formatrice du jour, un curriculum vitae doit contenir impérativement des règles d’or qui sont : Le CV (curriculum vitae) doit tenir sur une page ; soigner le visuel ; avoir une photographie de bonne qualité, des objectifs précis , des réalisations ou compétences , des références ; des chiffres et des faits ; du contenu en plus et doit être adapté. Elle a jouté qu’il y’a des péchés capitaux du cv qu’il faut éviter à savoir : une présentation négligée ; des fautes de syntaxe ; mentir sur les informations livrées ; laisser des trous dans le CV ; utiliser des termes obscurs ; un cv standard ; titrer le CV par curriculum vitae.



 Qu’en est-il pour la lettre de motivation et l’entretien ?

La lettre de motivation dispose aussi des règles d’or à respecter. Souligne Ndayikeze. Il s’agit de : Faire court, condensé, dynamique sur une page ; ne pas parler uniquement de vous ; aborder les besoins de l’entreprise (la nécessité d’un poste, les critères demandés dans l’annonce) ; sélectionner  quelques points en les mettant en relief  et ne pas tout dire; être orignal et direct ; inciter à lire le CV joint, et exprimer votre disponibilité pour donner  plus d’information ; prévenir l’employeur que vous le relancerez d’ici quelques jours ; Soigner la présentation. Elle a ajouté que le CV doit être dactylographié, la lettre doit être de préférence manuscrite.
Elle n’a pas oublié de mentionner les erreurs à éviter lors de la rédaction de la lettre de motivation entre autres : la lettre qui répète ce qui est déjà dit dans le CV ; les formules de « demande d’emploi qui évoquent les difficultés de la situation ; l’angoisse de la recherche ; la banalité administrative ; les expressions négatives  comme « il ne m’a pas été permis….. » ; la lettre trop longue et trop tassée, sans paragraphes, sans espaces ; les ratures ; des oublis importants comme la signature et l’indication de vos coordonnées (adresse, téléphone,….)

Concernant les règles d’or à suivre pour l’entretien d’embauche, la formatrice est revenue sur ces règles : se documenter sur l’entreprise, sa culture et son actualité ; connaitre les produits ; se documenter sur le poste et réfléchir sur le pourquoi du secteur.
Pour ce qui est des erreurs à éviter lors d’un entretien d’embauche ; elle a souligné que le manque d’humilité ; le manque de confiance en soi ; un style trop familier ; le manque de curiosité, de motivation et d’originalité ne doivent pas caractériser un candidat.

Un espoir pour les jeunes en quête d’emploi

Vue des participants
Pas mal de jeunes diplômés passent plusieurs années à la recherche d’emploi. Avec le taux de chômage élevé, un demandeur d’emploi doit être bien équipé et formé pour être compétitif sur le marché du travail. Cette formation est comme un clin d’œil, un piston pour les jeunes chômeurs comme le témoigne ce jeune.

 « Beaucoup d’entre nous sont diplômés et à la recherche d’emploi. Cette formation nous est beaucoup bénéfique. Je viens de constater beaucoup d’erreurs que je commets lors de la composition de mon cv et la lettre de motivation. C’est peut-être pour cette raison que mes dépôts de candidature sont toujours sans suite ! » S’indigne un des jeunes présent dans la formation. Le contenu de cette formation est comme un piston  pour mes prochains dépôts de candidature et  espère que cela constituera une valeur ajoutée à mon dossier .Ajoute-t-il.

mercredi 4 novembre 2015

« L’autonomisation de la fille dès l’adolescence, un des tremplins d’un développement inclusif »

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la fille, 4 ième édition, l’APFB avec l’appui de la BBIN a organisé une journée d’échange  sur le thème « L’autonomisation de la fille dès l’adolescence, un des tremplins d’un développement inclusif ». Des obstacles entravent encore la fille à son développement effectif et des efforts doivent  être conjugués  .

Madame la vice représentante légale
de l'APFB à gauche et le directeur de la
BBIN à droite lors de l'ouverture de l'atelier
Bien que des progrès ont été réalisés, il a été remarqué que le faible taux de scolarisation (, une proportion importante d’adolescents ne termine pas leurs études secondaire 48% des adolescents en âge de suivre le premier cycle du secondaire ne sont pas scolarisées contre 58 % des adolescentes ), les violences sexuelles(les filles de 11 à 25ans sont plus affectées par les violences basées sur le genre VBG avec 39 ,68% ) faites à son égard, la dépendance de la fille constituent encore une entrave à l’autonomisation des filles et femmes au Burundi.
Statistiques ©MINEDUC/UNPFA/2014

Quelle son avancée par rapport à celle de la sous-région ?

Participants , échanges dans les groupes
Comparativement à celle du Congo et du Rwanda, la fille burundaise doit encore fournir des efforts sur le plan éducatif que sur le plan économique
Voici quelques chiffres comparant la jeune fille sur le plan éducation, passation vers l’école secondaire et le taux d’emploi pour les différents pays ci haut cités :
Selon le rapport de UNFPA PRB, édition 2012 , au Burundi ,31% des adolescentes passent du primaire au secondaire contre 41 %pour les adolescents de sexe masculin, soit une différence de 10%
et 68% des jeunes filles/ femmes âgées de 15 à 24 ans sont à la recherche d’un emploi ou occupent un emploi ; 62 % des jeunes hommes participent à la population active.
Et pour le Congo, le passage de l’enseignement primaire  vers l’enseignement secondaire est prometteur 69% des adolescents de sexe masculin passent du primaire au secondaire, par rapport à 67 % des adolescentes
45 % des jeunes femmes et hommes âgés de 15 à 24 ans sont à la recherche d’un emploi ou occupent un emploi.
Tandis qu’au Rwanda, 72%des adolescentes passent du primaire au secondaire, par rapport à 73 % des adolescents de sexe masculin

Vue des participants
La participation au marché du travail est élevée au Rwanda, où 75 % des jeunes  filles/femmes âgées de 15 à 24 ans sont à la recherche d’un emploi ou occupent un emploi ; 72 % des jeunes hommes participent à la population active.
Bien que sur le plan emploi, le Burundi dépasse le congo plus de 15%, la fille burundaise doit maximiser ses efforts pour atteindre son développement effectif.
En définitif, il a été recommandé à l’Etat de revoir la loi sur la succession et d’adopter une loi contraignant les parents à la scolarisation de la fille ;
Aux parents de traiter au même pied d’égalité leurs enfants et d’aborder les sujets sur la sexualité, souvent considérés comme tabou, dans le dialogue avec leur enfants ; et cela depuis leur enfance
Aux jeunes filles de développer leur estime de soi et de s’épanouir et mériter leur place dans la société ; de développer l’esprit entrepreneurial ; d’adhérer à des groupes d’échanges tels que les associations, mouvements pour s’informer, être formé, et soutenu.
Réactions participants :


Femme leader

« Que la fille participe dans des groupes qui les aident à s’épanouir, à se découvrir et à développer ses compétences. Toute personne naît avec des dons et des compétences et ces derniers sont complémentaires. Le leadership s’exerce en communauté ou en groupe et cela se cultive dès le jeune âge. Des obstacles ne lui seront pas épargnés, mais c’est à travers les différences qu’on apprend non seulement à gérer les crises et le stress mais aussi à vivre avec les gens de natures diverses ».

lundi 26 octobre 2015

Le respect des principes démocratiques et de gestion des résultats électoraux, facteurs primordiaux pour la consolidation de la paix

Au moment où le Burundi était dans la période électorale, les jeunes et femmes de 20 communes des provinces Bururi, Mwaro et Makamba ont été les cibles de l’APFB de juillet à septembre 2015 en vue de les former et de les sensibiliser sur les principes démocratiques et de la gestion des résultats électoraux. Nos bénéficiaires nous partagent l’impact des formations obtenues durant et après les élections.


Fondement, valeurs et principes de la démocratie


Plusieurs définitions peuvent expliquer ce qu’est la démocratie, entre autres :

  •  Un gouvernement qui est dirigé avec le consentement du peuple.
  •  Un système de gouvernement dont l'autorité suprême appartient au peuple.
  • Un gouvernement dans lequel le contrôle politique est exercé par tous les citoyens, soit directement ou par l'entremise de leurs représentants élus.
  • Un système où les individus peuvent changer de dirigeants de façon pacifique et où le gouvernement  a le droit de gouverner parce que le peuple lui a conféré ce droit, a précisé la consultante du jour.
Elle a ensuite présenté les valeurs  de la démocratie qui sont la tolérance, la solidarité, le compromis social, l'égalité et l'équité, le respect, la liberté, l’acceptation de la différence, la paix, la coopération ...
Vue des participants
Quant aux principes de la démocratie, la consultante a mis un accent particulier sur : le vote et le suffrage universel , la souveraineté populaire , la règle de la majorité et les droits des minorités , la constitutionnalité ,la séparation des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) , la justice et l'impartialité , l’indépendance du système judiciaire , les échanges d'idées librement et ouvertement , la subordination des armées au pouvoir civil ,le pluralisme politique et des élections libres et justes, le bien commun ,la participation ,l'Etat de droit, l'alternance du pouvoir et le contrôle citoyen.

Défis

Les participants ont relevé les défis de la démocratie et ont noté que l'analphabétisme ; le tribalisme et l'ethnocentrisme ; les coups d'état militaires ; les coups d'Etat constitutionnels ; la pauvreté ; les troubles sociopolitiques généralement liés aux élections ; la faiblesse des institutions publiques ; l'abus de pouvoir entravent la démocratie dans la région et dans notre pays.

Pratiques démocratiques non respectées

Après les différentes présentations, les participants ont fait une analyse sur la pratique de la démocratie au sein de leur communauté, de leurs partis politiques et de leurs organisations et ont révélé toutes les pratiques contraire à la démocratie qu’ils vivent notamment la constitution et le changement non consensuel des listes bloquées au sein des partis politiques, la non considération de la voie du peuple, la dictature à tous les niveaux, etc. Ils se sont également engagés à respecter les principes de la démocratie depuis le niveau local.

La bonne gestion des résultats électoraux, voie de  sortie des conflits
« Le « Systèmes de gestion des résultats » répond à différents objectifs à savoir :
Présenter les « bonnes pratiques » en matière de mécanismes et de procédures de gestion des résultats que ce soit  de la victoire ou  de la défaite et souligner l’importance d’une organisation adéquate de toutes les catégories de personnes impliquées dans le processus d’obtention des résultats », a rappelé le formateur du jour.

Et d’ajouter : « C’est dans cette optique que nous avons mis un accent  très particulier sur les Principes directeurs des systèmes de gestion des résultats électoraux qui sont : La transparence ; la sécurité : la sécurité physique du matériel électoral, la sécurité physique des installations utilisées pour le dépouillement, la sécurité des agents électoraux et la  sécurité des électeurs ; le professionnalisme ; l’exactitude ; le secret du vote ; le respect des délais ; la recevabilité ; l’intégrité  et  la traçabilité ».

Elle a ensuite noté que  dans  la plupart des pays, l’organisation des élections apparaît comme l’élément essentiel, véritable source de division, de contestations, de tensions voire  même  de conflits ouverts d’ où elle a  insisté sur  les  conflits électoraux  en mettant un accent particulier  sur leurs  causes qui sont en autre : les ressources, les valeurs , la nécessité  psychologique et la communication.
Il a été noté que ces conflits se manifestent aujourd’hui surtout au sein des partis politiques, entre les différents partis ou entre les partis politiques et le gouvernement.
Les conséquences qui en résultent sont les rumeurs, les formations des rebellions, la discrimination, instabilité politique, divergence d’opinion, les coups d’Etat, les guerres, militarisation progressive de la société
Elle a terminé ce thème en proposant les réponses aux conflits électoraux notamment par le spectre formel et non formel (dialogue ; négociation, médiation et conciliation).

Formation dispensée au moment opportun

« Les thèmes abordés reflètent la réalité du moment et surtout nous aident à trouver la voie de sortie des conflits. » témoignent les participants. Et d’ajouter : «  Nous sommes conscients des conséquences des conflits électoraux et nous nous engageons à lutter contre toute sorte de conflits »

Soyons des artisans de la paix active

La culture de la paix a été aussi  le thème abordé durant les différentes séances de formation.
Elle se définit comme ensemble de valeurs, attitudes, comportements et modes de vie qui rejettent la violence et préviennent les conflits en s'attaquant à leurs racines par le dialogue et la négociation entre les individus, les groupes et les Etats (définition des Nations Unies)
L’oratrice du jour a développé deux types de paix à savoir la  paix passive qui se dit quand il y’a une absence de violence ou de conflits et  la paix active  qui se réfère aux actions constructives qui sont prises pour rendre la vie meilleure à tout le monde et n’est pas simplement une absence de violence ou de conflits
Après analyse la notion de paix, les participants ont remarqué que tout un chacun doit être un artisan de paix active ; cela a été justifié par des actions qu’ils  entreprennent au moment où ils organisent des réunions dans la communauté pour échanger sur la consolidation de la paix, la prévention et la résolution pacifique des conflits, etc.  Cette activité leur a renforcé les capacités en matière de cohabitation pacifique.

Nos Résultats 

607 bénéficiaires directs dont 572 jeunes et femmes leaders, 32 autorités administratives ainsi que 3 journalistes sensibilisés et engagés comme leaders dans la prévention des conflits

Les jeunes se sont engagés civiquement pour la consolidation de la paix, les conflits électoraux atténués et l’engagement politique féminin a été renforcé pendant et après les élections de 2015.

lundi 12 octobre 2015

Visite d’une délégation de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas au Lycée communale de Muhuta, une de nos cibles.


Représentant de l'ambassade des Pays Bas lors de la visite
L’objectif de la visite était d’évaluer les activités déjà réalisées sur terrain. Cette délégation a apprécié l’état d’évolution des jeunes en matière de la santé sexuelle et reproductive. Elle a été marquée surtout par la démonstration d’un jeune sur la fabrication et l’usage des serviettes hygiéniques locales.
« Fini l’usage des serviettes à base de feuilles bananiers pour les femmes et filles pauvres qui ne pouvaient pas se procurer des serviettes hygiéniques modernes » témoigne une de nos bénéficiaires. Et d’ajouter : «
L’hygiène va être améliorée car nous aurons la possibilité de changer les serviettes chaque fois de besoin. Aussi, nous ne pourrons plus nous absenter à l’école durant la période de menstruations à défaut d’avoir les moyens de nous en acheter».
Rappelons que le royaume des pays bas appuie l’APFB depuis novembre 2013 à travers Care International via le projet Biraturaba.
Un élève formé fait la démonstration
sur la fabrication et l'usage des
 serviettes locales